Nebensonnen remake

Nebensonnen remake

Label : imd-zabmusic
Date de sortie digitale : 03/04/2020
Distribution : iMusician pour imd-zabmusic
Genre : ambiant - classique contemporain - alternative
Nombre de pistes : 17 | Durée : 44:00
Musicien : Thierry Zaboitzeff, Violoncelles, pianos, basse, programmation, samplers
Composition : Thierry Zaboitzeff
Artwork : imd-zabmusic
℗ 2020 Thierry Zaboitzeff
© 2020 Editta Braun & Thierry Zaboitzeff

A propos de Nebensonnen

NEBENSONNEN REMAKE
Nouvelle interprétation, nouvel enregistrement, nouvelle édition @ imd-zabmusic
Disponibles uniquement sur toutes les plateformes de streaming et de téléchargement habituelles : Apple Music, Spotify, Deezer, Amazon... Et sur Bandcamp
NEBENSONNEN fût la bande originale d'une création chorégraphique d'Editta Braun publiée sur CD en 2000 sous le label Atonal (Berlin).
Elle a été ré-enregistrée et ré-arrangée 20 ans plus tard sous le titre "NEBENSONNEN - remake".
NEBENSONNEN, en anglais « sun dogs » ou « mock suns », sont des halos qui font apparaître dans le ciel un deuxième soleil, plus faible, à côté du soleil. Réflexion brisée, symbole d'une relation étroite, formatrice, très spéciale - le phénomène a inspiré à la compagnie editta braun une touchante soirée de danse sur les relations mère-fille. Thierry Zaboitzeff a composé un album particulièrement sensible, transparent et clair, à la fois doux et puissant, dans lequel il s'appuie principalement sur le piano, modestement accentué par les cordes et peu d'électronique.

Chroniques

UNI KULTURNI MAGAZIN (CZ)
par Petr Procházka 12/2020

NEBENSONNEN - Remake

Thierry Zaboitzeff : Nebensonnen (remake)
12/2020 Petr Procházka
Après avoir fait partie intégrante d'Art Zoyd pendant vingt ans, le compositeur original et multi-instrumentiste Thierry Zaboitzeff s'est séparé de son ancien groupe à la fin des années 1990 et s'est frayé un nouveau chemin en tant qu'artiste solo. Il y a un an, il a commencé à publier tous ses enregistrements solo sur sa plateforme bandcamp, y compris des raretés et des concerts uniques. Non seulement de purs albums à son nom, mais aussi des bandes sonores pour des projets de théâtre et de ballet. Dans certains endroits, il a enregistré lui-même tous les instruments, dans d'autres, il a fait appel à une pléthore d'instrumentistes. Il convient de noter qu'aucune des deux affaires n'est superficielle, ni répétitive dans les thèmes musicaux ou les ambiances, ni dans l'utilisation des instruments. Chaque fois, il surprend. La consommation de sa musique nécessite une approche totalement libre de toute barrière. Chaque fois, c'est différent et différent. Mais il s'en tient toujours à l'harmonie, presque pas de fioritures atonales "ultramodernes". Dans l'exemple de l'outrageusement excellente Missa Furiosa de 2004.

La musique pour le ballet de la Salzburg Dance Company de la chorégraphe Editta Braun est sortie sur Atonal Records en 2000 et constitue la seule œuvre ancienne entièrement enregistrée. Vingt ans plus tard, Zaboitzeff l'a retravaillé, en retirant beaucoup de la suite originale d'une heure et, avec l'ajout d'instruments, en séparant même de façon spectaculaire les pièces précédemment imbriquées en segments individuels, dix-sept pièces ultimes dans des arrangements entièrement nouveaux. Et il l'a rattaché à nouveau. Le piano acoustique prend la tête, c'est l'élément le plus efficace, qui, en tant que facteur fondamental de la nouvelle version, change le caractère de toute l'œuvre antérieure, puis l'orchestration symphonique de chambre discrète de cordes (et pas seulement), presque sans synthétiseurs. Si la partition originale du ballet était indéniablement excellente, Zaboitzeff savait clairement pourquoi se lancer dans un remake à partir de zéro. Nebensonnen (le remake) est désormais un album exceptionnel et complexe. Par rapport à l'enregistrement original, les chansons sont plus soigneusement arrangées, plus lucides et, grâce à la clarté instrumentale, plus riches en suspense dramatique ; vous vous retrouvez au cœur de l'action et, lorsque vient la pause, la curiosité vous pousse à continuer à écouter pour voir ce que la prochaine histoire vous réserve. Vous le créez vous-même.

Petr Procházka 12/2020 
Traduit du Slovaque.

par Stéphane Fougère 04/03/2020

Nebensonnen remake
Un autre “parhélie” pour Thierry ZABOITZEFF

La période de confinement étant propice à l’exhumation d’archives, le compositeur et multi-instrumentiste Thierry ZABOITZEFF (ARIA PRIMITIVA, ex-ART ZOYD) en a profité pour terminer le “remake” d’un de ses anciens albums, l’hivernal Nebensonnen (Parhélie, ou “soleil double”), paru originellement il y a tout juste vingt ans (déjà ?!), soit en l’an 2000, sur Atonal Records (lire notre chronique).

Regrettant certains aspects techniques de cette ancienne production, le “Dr. ZAB” s’est mis en tête d’y remédier et a conçu une nouvelle version. Il dit à ce sujet : « Bien que les moyens de studio plus importants aient été mis en œuvre à l’occasion de ce remake, tout y est plus acoustique, plus simple, plus direct… finis les nappes de synthés et les loops de cordes et de piano. Tout a été rejoué dans cette atmosphère de solitude et de confinement, même la pièce Divertissement créée à l’origine dans et pour ART ZOYD. »

La crise liée à la pandémie de Covid19 ne permettant pas actuellement la fabrication de supports physiques (CD, LP), ce Nebensonnen (remake) sort aujourd’hui exclusivement en version digitale sur toutes les plateformes de streaming et de téléchargement, ainsi que sur la page Bandcamp de Thierry ZABOITZEFF (sur laquelle on peut également trouver des archives inédites) : https://thierryzaboitzeff.bandcamp.com/

Apte à scruter les mystères de la déréliction et du repli, cet album intimiste et recueilli devrait vous réconcilier avec des penchants casaniers que vous ne soupçonniez peut-être pas. C’est donc l’album par excellence à écouter en confinement ! Avec cette nouvelle version de Nebensonnen,
c’est certain : l’hiver revient.

EXPOSE (USA)
par Peter Thelen 2020/05/17

Nebensonnen remake - Thierry Zaboitzeff

In the late 90s, after being an integral member of Art Zoyd for over twenty years (as well as releasing a couple solo albums on the side), Zaboitzeff began to distance himself from his former band, post Haxan, with a series of comissioned solo recordings released on the Atonal records label, the first of these being Heartbeat in 1997, followed by India and Alice, each approximately one year apart, then in 2000 he released the original version of Nebensonnen, which was the commisioned music for a dance piece by the Editta Braun Dance Company. Almost an hour in length, it was composed and performed, with the exception of one track where his former band members join him, entirely by Zaboitzeff using the tools he had available at the time: cello, bass, electric keyboards, and synths – nineteen inventive tracks of mostly soft and subtle compositions, precisely what was required by the dance troupe. But through all the years, Zaboitzeff was never entirely happy with the results, and beginning last year he pulled the trigger on the project of remaking it from scratch, the same compositions but entirely new arrangements – acoustic piano, real orchestration and almost no synths. Listening to the Nebensonnen (Remake), the compositions are all familiar but the way the pieces are arranged is far more meticulous and precise, building a whole new levels of warmth and character that weren’t entirely there on the original recording. The new arrangements entail a full compliment of strings, but the acoustic piano is probably the most effective agent of change. The same standout tracks that made the original so special, like “Alles in Ordnung,” “Rondo,” “Zorn,” “Seehaus,” and many others are even more beautiful here, now brought up to a whole new level that makes the originals pale in comparison. A back-to-back listen confirms the power of the newer version. As of this writing, Nebensonnen (Remake) is only available as a download, but that certainly could change in the future.

REVUE ET CORRIGEE (F)
par Pierre Durr 2020

Nebensonnen remake
Plateformes de téléchargement et streaming – 2020

Paru initialement sur le label Atonal en 2000, ce 7 ème opus de l’ancien membre d’Art Zoyd, et comme certains autres enregistrements parus à la fin des années 90 conçus pour les chorégraphies d’Editta Braun (Heartbeat, Miniaturen, India, Alice), ce Nebensonnen vient de faire l’objet non d’une réédition mais d’une réinterprétation, bénéficiant de nouveaux arrangements, ce qui semblait plus judicieux à son auteur. Pour l’instant disponible uniquement en version numérique. Exit donc, pour ce « divertissement », les interventions d’invités, anciens partenaires au sein d’Art Zoyd : tout est désormais assumé par Thierry Zaboitzeff, qui hors contexte de la chorégraphie initiale, modifie quelque peu l’ordre des titres en ne retenant qu’une seule occurrence de la courte pièce « Nebensonnen ». Cette relecture confère à l’album une cohérence plus affirmée par l’accentuation des sonorités liées aux cordes. Un travail plus maîtrisé.

Nebensonnen CD original
Atonal Records ACD 3036 : 2000 / Booster 2009
Thierry Zaboitzeff : Composition, basse, violoncelle, voix, claviers, électronique.
Plage 16 (Divertissement remix) Patricia Dallio : Piano, Gérard Hourbette : Viola, Jean Pierre Soarez : Trompette
Gilles Renard : Saxophone, Alain Eckert : Guitare.

Nebensonnen CD original

Chroniques de la version originale sur CD

BABYBLAUE SEITEN (D)
par Achim Breiling en 2000

Nebensonnen

"Nebensonnen" ist das siebte Solo-Album von Thierry Zaboitzeff, der diese Scheibe ganz im Alleingang aufgenommen hat. Das Album trägt den Untertitel "Works for pianos, strings and soft electronics", welcher damit die auf der Scheibe zu hörenden Tonerzeuger vorstellt, aber auch schon andeutet, dass es hier eher ruhig zugeht.

Das Piano ist das vorherrschende Instrument auf "Nebensonnen". Im Grunde handelt es sich hier um eine Sammlung von Pianostücken, die eher zurückhaltend mit Streicher- und Elektronikklängen unterlegt sind. Ein oder zwei Klavierstimmen musizieren getragen bis flott dahin, orientiert an neoklassischen Vorbildern wie Bartok, Stravinsky oder Schostakowitsch, oder auch an den Pianoimprovisationen eines Keith Jarrett. Selten greift Zaboitzeff zum Cello um sich selbst zu begleiten. Vielmehr herrschen gesampelte Streicherklänge und getragene, düstere Elektroniksounds als flächige Begleitung vor, die an die elektronische Phase von Art Zoyd (ab "Nosferatu") gemahnen. Ruhig, recht karg und schlicht ist diese Musik, die trefflichst das trostlose Coverbild dieses Albums widerspiegelt ... eine sehr passende Untermalung eines verregneten Herbst- oder Spätwinternachmittags.

Stück 16 - "Divertissement" - ist ein Remix des gleichnamigen Stücks von "Musique pour l'Odyssee" (der sich allerdings kaum vom Original unterscheidet) und der einzige Moment, in dem auf diesem Album etwas Klangfülle aufkommt. Sehr melancholisch ist die Musik, fast kalt (obwohl es auch einige heitere Momente gibt, in "Räuber und Gendarm" z.B.), doch atmet sie auch eine sehr schlichte, erhabene Schönheit aus.

"Nebensonnen" wirkt wie ein Destillat der Musik Zaboitzeffs, wie eine vereinfachte, aber scharf umrissene Skizze der musikalischen Ideen des in Wien lebenden Franzosen. Das Album ist daher eine schöne Scheibe für die ruhigeren Stunden des Lebens (womit ich auch andeuten möchte, dass der eine oder andere diese Musik als langweilig empfinden wird)!

IMPRO JAZZ (F)
par Marc Sarrazy en 2000

Nebensonnen

Après les chaos de l'enfer, les brumes oniriques. Nettement plus intimiste,
cette suite s'articule autour de courtes pièces récurrentes jouées au piano.
L'organique, le pulsionnel ont fait place au rêve, atmosphères cotonneuses, entre cristal et velours.
Je n'ai qu'un regret à émettre: l'utilisation majoritaire des synthés pour interpréter certaines parties de cordes.
Les instants où l'errance du piano se trouve zébrée par le chant du violoncelle
(Zorn en particulier) sont tellement plus intenses qu'on aurait souhaité qu'ils s'étendent aux passages cités précédemment: les synthèses d'ordinateur ne remplaceront jamais le crin d'un archet.
Cela dit, on est à mille lieues des musiques nouvelles gangrenées par d'interminables nappes de synthés : ici, le piano reste l'argument central, les motifs enivrent et si certains climats rappellent René Aubry, la musique porte surtout des accents de Satie et de Debussy par le rapport des notes les unes aux autres. Certaines pièces sont magiques.

TRAVERSES (F)
par Stéphane Fougère 21/10/2016

Nebensonnen

Après quatre albums solo en à peine trois ans, certains ont pu craindre que les capacités créatrices de l'ancienne «tête» d'ART ZOYD ne s'amenuisent et ont pensé avoir fait le tour de son univers soliste. Et là, surprise, Thierry ZABOITZEFF révèle un autre aspect de son paysage instrumental qui tranche radicalement avec son précédent opus, Miniaturen , paru quelques mois auparavant.
Écrit pour le nouveau spectacle de la chorégraphe Editta BRAUN, Nebensonnen («Parhélies»), qui évoque la mémoire des mères, ce nouvel album de ZABOITZEFF aurait pu être présenté comme un recueil de thèmes pour piano solo si certaines pièces n'étaient réhaussées de cordes (violoncelle, violons) ou/et de nappes de claviers, planantes ou orchestrales. Oubliés les voix de goule, les guitares, les bruitages et les rythmes machiniques ! Exorcisées, les visions de vampires, de sorcières et de damnés. Apaisés, les cataclysmes intérieurs qui provoquaient des sueurs froides.
Contre toute attente, Thierry ZABOITZEFF nous invite à errer dans ces territoires imbibés de brumes neigeuses où la flore est pétrifiée et l'horizon, un mirage de glace. Dans ce cadre inspirant la déréliction et invitant à l'introspection, la martialité «zoydienne» n'a cependant pas tout à fait disparu (Räuber und Gendarrm, Härte) et c'est tout naturellement qu'une version remixée de Divertissement , pièce composée pour l'album Génération sans futur , s'intègre à cette Oeuvre traversée tout à la fois de solennité émouvante, de fantaisie purgative et de contemplations meurtries (écoutez Im Berg , entre autres). Un disque pour l'hiver..

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